Les 6 révolutions digitales : entre progrès et dangers

BlockChain

Souvenons-nous de notre enfance passée, pour certains, à regarder des films de science-fiction et d’anticipation, peuplés de gadgets, de robots et autres utopies qui nous laissaient fantasmer d’un avenir hyper technologique. Il s’avère que la réalité a rattrapé la fiction. Nous le vivons tous les jours. Le smartphone, que l’on peut désormais définir comme l’extension de notre main, en est la plus claire démonstration : la technologie affecte notre façon de vivre, de travailler, de dormir. La démocratisation et l’expansion d’Internet a bouleversé tous les usages, notre façon de nous comporter, notre façon d’apprendre, notre façon d’évoluer et d’appréhender le monde qui nous entoure. Les institutions d’hier, si elles ne s’adaptent pas, ne seront pas les institutions de demain.

Les idées d’aujourd’hui sont les bouleversements de demain. Voici une liste de 6 révolutions digitales qui ont et auront un impact sur nous et les entreprises pour lesquelles nous travaillons :

Le Big Data

À l’heure où la RGPD inonde nos boites e-mails (alors que paradoxalement sa vocation initiale est de délester l’internaute du flux d’information continu qu’il subit), les enjeux de la collecte et du traitement de la donnée sont toujours cruciaux pour les entreprises. Grâce à cette nouvelle règlementation datée du 25 Mai 2018, les entreprises doivent maintenant lisser et rendre transparente leur collecte. Dans les faits, les géants du web (représentant 80% des données personnelles mondiales selon le Syntec Numérique, à savoir les GAFA) continueront leur pêche miraculeuse massive à grand renfort d’experts en droit si besoin. Ils ne sont donc pas trop inquiétés par les sanctions éventuelles de la CNIL en cas de dérapage.

L’océan de données qui fait face aux entreprises a toujours été une opportunité pour ces dernières. Le frein est bien évidemment son traitement. Le Data Scientisme (nouveau métier) permet d’avaler cette masse et d’en retirer le meilleur. Au final, le Big Data représente une opportunité conséquente pour améliorer en permanence des systèmes complexes avec des flux toujours plus fluides et rentables.

BigData - Armoires informatiques

L’IoT

L’ « ayoti » ou Internet des objets (Internet of Things), c’est le règne de l’objet après la consécration du web 2.0 (web interactif). L’objet est désormais connecté. Les objets connectés ouvrent la voie à des concepts de Smart Cities ou de maisons intelligentes. Ils alimentent le Big Data de par les données valorisables et contextualisées qui en découlent. Les domaines d’applications sont vastes. On pense tout de suite aux véhicules autonomes, mais c’est aussi des chaînes de productions optimisées ou des grilles-pains multifonctionnels.

Les objets connectés envahissent nos vies :

  • Les alarmes et vidéo surveillance protègent notre maison avec la possibilité de visualiser l’intérieur de notre logement pendant notre absence (ou pour surveiller la nounou),
  • La balance connectée permet de suivre l’évolution de votre régime et enregistre votre courbe de poids… une vraie réjouissance,
  • La fourchette connectée vibre lorsque l’on mange trop rapidement en plus de générer de la data sur son comportement alimentaire,
  • Le bracelet connecté qui permet d’alerter les secours en cas de danger,
  • La montre connectée qui va détecter les problèmes cardiaques,
  • L’enceinte intelligente de Google, Apple ou encore Amazon est votre assistant de chaque instant !

Bref, il y en a pour tous les goûts, toutes les utilisations. C’est pratique, mais quant est-il de la protection des données collectées par ce type d’outil ? En général, c’est pas super bien protégé… le risque de piratage de ces instruments est donc conséquent (début 2018, le logiciel AutoSploit permettait d’accéder directement à leur système). Il y a encore beaucoup de progrès à faire de ce côté là.

Le Cloud

S’il est un nuage qui n’est pas prêt de s’évaporer, c’est bien le Cloud. Au delà de la vision familiale que l’on peut avoir du service (stocker ses photos sur le oueb pour ne pas les perdre), c’est surtout un concept de ressources informatiques accessibles en self-service sur Internet. Il peut s’agir de ressources serveurs ou stockage (IaaS – Infrastructure as a Service), de plateformes (PaaS) ou de logiciels (SaaS).

Le cloud permet l’accès aux données et la mise à disposition de services numériques dans les entreprises ainsi qu’une simplification de l’exploitation des systèmes de gestion. Cependant, permettre à ses employés d’avoir accès à des données sécurisés/sensibles partout dans le monde pose une problématique de souveraineté des données et de partage illicite de ces dernières (conscient ou inconscient).

L’IA

L’Intelligence Artificielle ce n’est pas encore Haley Joel Osment qui donne la réplique à Jude Law dans le film éponyme. Pas encore. C’est plutôt des neurones artificiels qui apprennent. Et même vu comme ça, ça fait peur. Le « Machine Learning » prête donc la capacité d’apprendre et d’utiliser l’apprentissage dans le but de s’améliorer, petit à petit. Pour remplacer l’homme ? La réponse est clairement oui, surtout lorsque l’on se penche du côté des chatbots : ce ne sont plus des humains qui répondent à nos questions sur les sites marchands mais bien des algorithmes. L’humain reprend tout de même la conversation en main lorsqu’elle devient trop « compliquée » et ne rentre plus dans la cadre des questions fréquentes. Ouf, on a un peu de répit !

Mais l’IA c’est aussi une présence dans les véhicules autonomes, le diagnostic médical, la reconnaissance d’images ou encore la robotique ! Vous avez dit Sarah Connor ?

La 3D

Ne mentez pas, tout le monde veut sa propre imprimante 3D à la maison pour justement imprimer tout et n’importe quoi. C’est possible, mais la qualité de l’impression finale dépendra du prix de l’imprimante et du matériau de base (plastique, métal, béton, cellules). Couplée à un scanner 3D, c’est le jackpot ! Reproduire à volonté un objet déjà existant et ce dans le moindre détail : voilà une opportunité pour chacun, mais surtout pour les industriels : fabrication de pièces détachées sur-mesure et personnalisée en plus ou moins grande série, prototypage, économie de matière, fabrication de formes complexes, …

C’est aussi une petite révolution dans le domaine médical : les prothèses, imprimées en 3D, sont plus légères, moins coûteuses et de plus en plus perfectionnées. Un vrai progrès !

Impression 3D prothèse dentaire

Allez, je l’avoue, je rêve de modéliser puis produire mes propres briques d’origine danoise !

The BlockChain

La blockchain, c’est un truc de fou ! Attendez-vous à être époustouflé. Let’s go : c’est une techno de stockage et de transmission d’info sans organe de contrôle. Voilà. Alors, Épatés ?
Bon, effectivement, sur le papier, ça ne vend pas forcément du rêve. À moins de lire entre les lignes. Dans les faits, c’est peut-être LA révolution digitale qui animera le monde dans les prochaines années. En effet, la chaîne de bloc permet de faire des transactions entre deux entités validées sans organe de contrôle avec inscription de la transaction sur registre certifié, horodaté, inviolable, public. Ces transactions sont regroupées par blocs successifs, validées par le réseau selon son propre protocole.

Par exemple, le protocole Bitcoin permet de faire des transactions bancaires sans banque (qui fait normalement office de tiers de confiance, mais dont l’intermédiaire est inutile ici). Pif paf pouf. Une révolution, je vous dis !

Bon, pour l’instant, ce n’est pas encore très démocratisé. Mais la possibilité de se passer des institutions et de se réguler dans tiers de confiance est un bouleversement en soit. À suivre…

Le topo

Il existe évidemment nombre d’autres innovations qui auraient tout à fait leur place dans les technologies révolutionnaire du digital mais je voulais mettre en avant celle qui à mon sens auront un impact profond sur la vie quotidienne et le travail en entreprise.

L’avenir s’annonce trépidant… à condition de ne pas le laisser entre les mains d’une poignée d’hommes…

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